Les arrêts cardiaques dont 5 à 6% se produisent en entreprise entraînent chaque année en France près de 50 000 décès. 80% des arrêts cardiaques ont lieu en présence de témoins qui le plus souvent ne savent pas pratiquer les gestes adaptés. Il est donc indispensable de former ses collaborateurs aux gestes qui sauvent. Le taux de survie après un arrêt cardiaque en France est estimé à 3% contre 20 à 50% dans les pays anglo-saxons. Ces pays ont adopté depuis plusieurs années le défibrillateur automatisé externe (DAE) et l’ont mis à disposition du grand public. La rapidité d’intervention est l’élément déterminant en cas de malaise cardiaque. La défibrillation doit être réalisée dans les 5 premières minutes suivant l’accident cardiaque afin d’augmenter les chances de survie. En France, le temps d’intervention des secours est en moyenne de 15 minutes, un délai souvent fatal. Chaque minute perdue réduit les chances de survie de la victime de 5 à 10 %.

Pourquoi équiper son entreprise d’un défibrillateur cardiaque ?

Le Code du travail prévoit que le chef d’entreprise est responsable de l’organisation des secours au sein de son établissement, il doit notamment mettre à disposition du « matériel de premiers secours adapté à la nature des risques et facilement accessible ». La réglementation du travail n’impose pas particulièrement le défibrillateur comme moyen de secours. Cependant en cas d’accident cardiaque, un défaut d’organisation peut entraîner une sanction pénale pour le chef d’entreprise. Le chef d’entreprise est tenu également de former ses collaborateurs aux gestes de premiers secours et doit s’assurer du bon entretien du matériel.

Choisir un défibrillateur

les Défibrillateurs Entièrement Automatiques (DEA ou DA) :

Le défibrillateur automatique permet à l’utilisateur de s’affranchir de l’appréhension de déclencher lui-même le choc.

les Défibrillateurs Semi-Automatiques (DSA) :

Le défibrillateur semi-automatique permet de maîtriser l’environnement du patient (contact de la victime par des tiers ou présence d’une flaque d’eau...) avant de déclencher un choc autorisé par l’appareil. Dans les deux cas, l’appareil ne choquera la victime que si et seulement si cela est nécessaire. Ce sont les électrodes qui établissent le diagnostic.

Une fiabilité à toute épreuve :

Il est indispensable que l’appareil soit en permanence et en toutes circonstances opérationnel. La plupart des défibrillateurs ne nécessitent pas de maintenance particulière, ils réalisent eux-mêmes des autotests de contrôle. La nature et la fréquence des appareils, les alarmes d’alerte, le système de SAV, les garanties constructrices sont autant de critères importants permettant d’évaluer la fiabilité de son défibrillateur.

Une utilisation intuitive :

L’interface de l’appareil doit être intuitive pour garantir une utilisation aisée par une personne non formée, dans des situations de stress. Un certain nombre d’éléments facilitent son utilisation : électrodes pré-connectées, instructions vocales simples… En cas d’arrêt cardiaque, la présence d’un défibrillateur est nécessaire mais non suffisante. Encore faut-il que les témoins aient les bons réflexes, ne se sentent pas démunis et osent utiliser le défibrillateur. Une initiation à son utilisation permet de former ses collaborateurs aux trois gestes qui sauvent : alerter les secours, masser et défibriller.

La chaîne de survie :